vendredi 18 mai 2018

La Femme de Ma Vie

Il était une fois…

L'Hôtel d'Europe est un bâtiment originellement de la fin du XVIe siècle. La maison appartient à diverses familles de notables du Comtat Venaissin avant d'appartenir à la famille de Boutin de Valouse.

François de Boutin de Valouse réalisera en 1740 de grands travaux qui transformeront fortement le bâtiment. Ce dernier prendra alors l'allure d'un hôtel particulier de style résolument classique. Cette architecture a été très peu changée jusqu'à aujourd'hui.

En 1775, le bâtiment devient l'hôtel de Graveson lorsqu'il est racheté en 1775 par Jean-Baptiste de Graveson, descendant d'Antoine d'Amat de Graveson, marié en 1652 avec Marguerite de Crillon, elle-même descendante de Louis Des Balbes de Berton de Crillon, dont la place Crillon d'Avignon tient le nom.

L'Hôtel d'Europe est de ce fait l'un des plus anciens établissements hôteliers subsistants de France.  L'hôtel connaît rapidement une bonne réputation.

Le premier hôte de marque à séjourner à l'Hôtel d'Europe est le général Bonaparte, lors de son retour de la campagne d'Égypte.

L'hôtel compte 39 chambres et 5 suites. Certaines suites ont une terrasse avec vue sur le Palais des papes.

L'Hôtel d'Europe, situé place Crillon dans l'intra-muros d'Avignon, est l'un des rares hôtels "cinq étoiles" du département (il y en huit, au total sur le Vaucluse).

Pour décrocher cette fameuse cinquième étoile, il faut répondre à des critères très précis. "Il y a au total 377 critères obligatoires, auxquels s'ajoutent 188 mesures pour un "petit plus", explique la directrice Marie-Pierre Ghirardini. Cela va de la cour bien arborée au personnel multilingue. Et cette étoile n'est pas définitive: elle doit être renouvelée tous les cinq ans environ."

Marie-Pierre Ghirardini, entrée comme réceptionniste en 1995, à la tête du vénérable établissement depuis mars 2013, fait le choix cette année 2018 de transformer la fameuse salle de bals en salle de théâtre. Adieux crinolines et chapeaux claques, bonjour saltimbanques.

Et pour le Festival à venir, la directrice met la barre très haute.  A l’affiche, "La femme de ma vie" d’Andrew Payne sur une mise en scène de Gilles Bannier, un scénariste-réalisateur au palmarès exceptionnel.

L’adaptation est signée Robert Plagnol, un comédien habitué (voire habité) des œuvres de l’auteur anglais. Nous reviendrons vers lui au cours du Festival.  

Miss Broo n’est pas une inconnue. Mais chut! Elle a décidé de se joindre à l’équipe afin de signer la scénographie.

Emilie Perraudeau, metteur en scène, professeur de théâtre, et improvisatrice au sein de la FBI, endosse les habits d’assistante de Gilles Bannier.

Quant à Franck Thévenon, il débute en 1978 au Théâtre en Rond, comme régisseur plateau et son.  Il signe ses premières lumières en 1981 au Théâtre Lucernaire dans une mise en scène de Serge Karp.  Depuis, il travail pour le théâtre et l'opéra.  Parmi ses créations récentes:  La Traviata de G. Verdi, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, Premier Amour de Samuel Beckette, mise en scène de Sami Frey, Je l'aimais d'Anna Gavalda, mise en scène de Patrice Leconte, L'Ecole des Femmes de Molière, mise en scène de Jacques Lassalle, Comédie Française Parallèlement il a éclairé des évènements tel que:  l'Arc de Triomphe à l'occasion des cérémonies du 8 Mai 1982 ou la réalisation de l'éclairage de la coupole du Théâtre d'Angoulême avec le scénographe Jacques Gabel et les architectes Valentin Favre et Jean Perrottet.   En 2000, il est nommé aux Molières pour Hôtel des Deux Mondes d'Eric Emmanuel Schmitt, mise en scène de Daniel Roussel au Théâtre Marigny.  Bien sûr, c’est lui qui est en charge de la mise en lumières du spectacle.

Vous avez compris, du beau monde, du beau linge dans l’ancienne Salle de Bals de l’Hôtel de l’Europe pendant ce Festival.

Une confidence? Mon petit doigt me souffle à l’oreille que ce nouveau théâtre pourrait devenir permanent. A suivre…

-  PierPatrick pour Friendly Radio


Marie-Pierre Ghirardini - Interview

Miss Broo - Interview


Emilie Perraudeau - Interview


Robert Plagnol - Interview


Franck Thévenon - Interview

Gilles Bannier - Interview



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jeudi 17 mai 2018

Polo Berardi - Interview


A l'occasion du vernissage de l'exposition des oeuvres de Polo Berardi, Friendly Radio a rencontré l'artiste qui s'est confié au micro de PierPatrick.





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Thomas Bohl - Interview


"Thomas Bohl a commencé la photographie enfant, initié par son père. Il étudie la sociologie et l’ethnologie à l’Université de Lille et de Toulouse.  Au cours de ces études, il se spécialise sur l’Ethiopie et y réalise deux longs voyages. Il débute une carrière d’animateur qui se poursuit en tant qu’éducateur.  L’envie d’associer son goût pour la photo à son métier et ses connaissances en sociologie l’anime depuis longtemps. C’est ainsi qu’il fonde en 2011 le Laboratoire de Photographie Sociale et Populaire et devient un observateur attentif des gens et de sa ville, Avignon". 

L'artiste expose actuellement à la Galerie Arts Up rue du Chapeau Rouge, un événement intitulé "Contemporanéité" et ce jusqu'au 25 mai 2018.

Exposition, photographies de Thomas Bohl - Cyanotypes sur partitions anciennes.



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mercredi 16 mai 2018

Jay Sept - Interview


Jay Sept, artiste peintre et commerçant. Double casquette donc. L'homme a choisi d'utiliser ses mains au plus prés de la toile; ses doigts, pinceaux du corps, plongent dans la matière, la creusent, la malaxent, la sculptent et gravent enfin l'oeuvre sur son support fragile. L'effet est saisissant.

L'homme oscille entre immatériel et matériel... Il crée un concept, le thé chaud ou froid selon la saison, un thé spécial dont lui-seul connait l'origine agrémenté d'un sirop naturel et de billes magiques renfermant des élixirs dont le consommateur curieux a le choix. Son nom, Bubble Drink, niché au coeur d'Avignon, Place de la Principale au n° 16.

Un concept heureux qui par définition fera le bonheur de tous.

- PierPatrick



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mardi 15 mai 2018

Commémorations 2018 du 8 Mai 1945 à Camaret-sur-Aigues et Orange


Les Camarétois n’ont pas oublié le Lieutenant Donald Arthur Tracy

En ce milieu de matinée du 8 Mai, par un temps incertain, se forme peu à peu un petit groupe de personnes devant la monumentale porte de l’horloge couronnée par son fameux campanile en fer forgé et flanquée de deux magnifiques tours du Ravelin jouxtant la tour sarrasine, joyaux de l’architecture provençale du XIIIème Siècle.

Soudainement, venu de toute part, commencent à apparaître drapeaux tricolores, soldats en uniforme et en arme, anciens combattants parés de leurs plus belles médailles et de leurs coiffes de soldats, élus ornés de leurs écharpes, aviateurs venus en voisin de la base aérienne de Caritat, enfants portants à la main de très jolis petits bouquets de fleurs et Camarétois de tous âges.

Fait inhabituel cette année, des invités étrangers sont présents au rendez-vous, venus des USA, les deux nièces d’un jeune pilote américain de 21 ans, abattu à Camaret sur Aigues le 13 août 1944 lors des missions de préparation au débarquement de Provence.

En effet cette année, 74 ans après sa mort, la commune de Camaret a décidé d’inauguré une plaque commémorative en souvenir du Lieutenant Donald Arthur Tracy.

Onze coups raisonnent depuis le clocher de l’église Saint Andéol bâtie au siècle des Lumières, une légère pluie se manifeste comme si le ciel lui-même été en deuil, le cortège se forme et se met doucement en route portes drapeaux en avant. La cohorte silencieuse entre dans l’ancienne ville fortifiée en direction de la place des anciens combattants.

Une foule d’anonymes est déjà en place marquant par sa présence l’intérêt à cet hommage rendu à ce pilote en présence de sa famille.

Deux jeeps et quatre personnes, dont le président de l’association Patrick Choukroune, vêtus d’uniformes de l’armée américaine de la seconde guerre mondiale sont venus rendre les honneurs.

Tout le monde est en place, Karin et Christin ont le cœur serré lorsque monsieur Hervé Auriach, responsable du protocole, annonce les autorités présentes dont madame Lorho députée de Vaucluse, monsieur Philippe de Beauregard Maire et conseiller régional, les invités, le déroulé de la cérémonie et la présence des nièces du pilote.

L’Armée de l’Air est très bien représentée, un piquet d’honneur d’aviateurs et de commandos de l’air en armes, Officiers et sous-officiers pilotes et membres de l’ANORA.

Les jeunes pompiers volontaires de Vaucluse et leur drapeau, la gendarmerie, l’amicale des parachutistes de Vaucluse, deux anciens légionnaires du 1er REC, l’ANACR portant les drapeaux du Maquis Vasio et du Maquis Ventoux, les anciens combattants et leur drapeau, le drapeau de la ville gardé par la police municipale de la ville de Camaret sur Aigues.

Un tableau comportant cinq photos du pilote a été présenté sur la place.

Huit drapeaux portés servent cette cérémonie, le monument est pavoisé de chaque côté aux couleurs des USA et de la France.

Monsieur Philippe de Beauregard, Maire de Camaret sur Aigues a prononcé son discours de bienvenue :
"Merci à la famille du Lt TRACY, et plus particulièrement à Chris et Karin d'avoir traversé l'Atlantique et parcouru ces milliers de kilomètres afin d'assister à cette cérémonie.  Les Camarétois sont honorés de votre présence, symbole de l'amitié qui lie nos deux nations.
Si nous sommes réunis aujourd'hui, soixante-quatorze ans après, c'est pour rendre un hommage particulier et exprimer une sincère reconnaissance à ce jeune pilote américain abattu en plein ciel pour la défense de la liberté et de la souveraineté française et la lutte contre le totalitarisme du vingtième siècle.
Ce valeureux pilote, aux qualités indéniables, était le Lieutenant Donald TRACY. Je ne saurai continuer cette cérémonie sans avoir une profonde pensée pour ses frères d'armes, également disparus.
Le Lt. TRACY est né le 15 octobre 1922 à Détroit dans l'état du Michigan.  Sa fulgurante trajectoire s'est malheureusement assombrie dans la soirée du treize août 1944, alors qu'il participait, à bord de son P-38, à une mission de mitraillage des terrains d'Orange.
Touché par les tirs de la Flak (Batterie anti aérienne allemande), l'appareil en feu s'est écrasé au sol dans le lieu-dit "Temple et Peyrette", sur la commune de Camaret sur Aigues.
Nous saluons donc aujourd'hui la bravoure et l'engagement dont a fait preuve le Lieutenant TRACY. Sa dépouille repose aujourd'hui au cimetière militaire américain de Draguignan. 
Au nom des Camarétois que j'ai l'honneur de représenter ici, je suis fier de dire à nos libérateurs américains : Merci pour votre sacrifice !"

Lecture de la lettre du commander Anthony Asterita, président du 49th Fighter Squadron Association par monsieur Nicolas Courtine.
"M. le Maire et Conseiller Régional Philippe De Beauregard, Autorités civiles et militaires, Représentants du conseil municipal, Présidents d'associations et Portes drapeaux, M. Hervé Auriach, Mme Angèle Maimone, Mesdames Chris et Karin Tracy, M. Nicolas Courtine, Amis Français et Américains, habitants de Camaret sur Aigues.
Nous, les membres de la 49th Fighter Squadron Association, sommes très reconnaissants pour l’hommage que vous rendez en l’honneur du Lieutenant Donald Arthur Tracy.  Il est vraiment juste de le célébrer en cette occasion.  Avec beaucoup d'autres jeunes hommes qui ont payé le sacrifice ultime pour la Liberté,le sacrifice du lieutenant Tracy représente le plus haut niveau d'engagement envers les libertés précieuses du peuple français et américain.
C'est une cérémonie splendide, parfaitement bien placée pour honorer notre héros déchu. Cependant, avec le temps, les souvenirs de ce jour disparaîtront, mais le sacrifice et l'engagement commémorés aujourd'hui ne disparaîtront jamais!
Elles sont non seulement inscrites sur cette plaque, mais elles font partie intégrante du patrimoine évolutif de nos deux nations et sont bien représentées ici à Camaret sur Aigues.  C'est un endroit très spécial.  Tout au long de l'histoire, des modèles de civilisation ont été formés, chéris et nourris dans cette région.
Nous continuons à les vivre aujourd'hui, en partie grâce aux sacrifices d'hommes comme le lieutenant Tracy. Que Dieu embrasse son âme et que Dieu continue à bénir la France et les États-Unis d'Amérique."

Lettre de Mme Virginia Tracy, petite sœur du Lieutenant Donald Arthur Tracy, 90 ans:
"Second Lieutnant Donald Arthur TRACY, United States Army Air Force, 49ème Escadron de chasse, 14ème Groupe de chasse, 15ème Air Force, Matricule : O-824788.
Donald Arthur TRACY : « Don » est né le 15 Octobre 1922 à Détroit, Michigan, Fils de Guy et Florence TRACY.  
Don est le second d'une famille de six enfants.  Il est né entre sa sœur Ruth, de quatorze mois son aînée et son jeune frère Bob, né encore quatorze mois après lui.  (Bob est le père de Karin et Chris qui sont ici présentes)
Trois ans plus tard arrive sa sœur Jean, Deux ans après, moi, sa sœur Virginia et finalement, Dix ans plus tard arrive la petite dernière de la famille, Peg.
Donald, mon frère aîné était un vrai Amour - Une personne aimable et très attentionnée. Il attirait toujours les gens et avait beaucoup d'amis. Don était aussi grand pour son âge, il avait donc le rôle de «grand frère».

Cela signifiait aussi qu'il avait une responsabilité supplémentaire dans la famille.  Nous vivions à l'époque de la grande dépression américaine et l'argent était très limité.
- Don est alors âgé de dix ans, quand mes deux sœurs Jean, Ruth et moi-même attrapons la scarlatine.  Notre père Guy était en déplacement.  Les deux autres enfants sont hébergés, mais Don est resté à la maison pour s'occuper des filles et aller couper du bois pour chauffer la maison.  Avec trois enfants malades, notre mère Florence avait besoin d'aide. (Don n'est pas tombé malade.)
· A l'âge de quinze ans, Don a pris un petit boulot pour amener de l'argent supplémentaire à la famille.  Il se lève à trois heures du matin pour préparer ses journaux, puis monte sur son vélo pour les livrer.  Je l’attendais aux coins de rue avec des journaux supplémentaires pour qu'il puisse poursuivre sa route.  (Cela s'est arrêté dès que des gens remarquèrent la présence d'une fillette de dix ans, seule, si tôt le matin, attendant son frère avec des journaux pour le réapprovisionner.) Don était très protecteur envers moi.
Nous étions scolarisés dans une école de campagne qui ne comptait que deux classes et bien entendu, tout le monde savait qu'il était mon grand frère et qu'il ne laisserait personne m'embêter. Mais malgré tout Don m'a appris à me défendre, en me donnant des cours de boxe.  Il m'a dit: "Tu dois toujours viser le nez de ton adversaire !"  Alors, je me suis mise en position, j'ai passé sa garde et lui ai donné un bon coup de poing, il s'est mis à saigner du nez et les leçons ont immédiatement pris fin.  Il semble que j'avais très bien retenue ma leçon.
Don avait deux intérêts dans sa jeunesse :

· Le Base-ball :  Il adorait regarder les matchs de Base Ball !  Don et ses amis ne pouvaient pas se payer les billets, alors ils grimpaient par un poteau sur le toit d’un garage duquel ils pouvaient voir les matchs de baseball professionnels.
·Les maquettes d'avions :  Don était absolument obsédé par la construction de maquettes d'avions.
Sa chambre était remplie de ses réalisations.  Quand il n'y avait plus d'espace disponible dans sa chambre, il remplissait la moitié du garage de maquettes accrochées au plafond, tous disposés en formation de vol.   Son frère Bob a également participé à ce passe-temps.  Ils traînaient toujours ensemble car ils étaient très proches en âge et avaient les mêmes centres d'intérêts.  Bob a suivi Don partout !
A l'âge de 17 ans, Don reçoit son diplôme de fin d’étude au lycée.  Il travaille dans le même bureau que son père pour l'État du Michigan, comme opérateur de tabulation.  Don s'inscrit à l'Air Force parce qu'il voulait devenir pilote de chasse.  Il s'entraîne dans un collège utilisé pour la formation militaire. 
Il envoie régulièrement de l'argent à la maison afin que sa sœur Jean puisse aussi aller à l'université. Son frère Bob est devenu navigateur.   Don lui demande: «Tu ne veux pas devenir pilote?» Bob lui répond: «Non, moi, je veux dire au pilote où aller !» Alors, Don est envoyé en Europe, Bob, lui est parti en Chine comme volontaire de l'escadron des Tigres Volants, navigateur sur Bombardier B24 Liberator.  
Ruth était WAC personnel féminin d’administration militaire à Honolulu à HawaÏ.  A cette époque, il semble que la plupart des personnes engagées dans l'effort de guerre sortaient du lycée et leur espérance de survie était courte en Europe.  Cela fut vrai pour Don, car il fut abattu lors de sa deuxième mission, le 13 août 1944.  Il est mort à l'âge de 21 ans.
Ma jeune sœur Peg et moi étions seules à la maison quand le télégramme est arrivé, disant à la famille que Don était «porté disparu».  Un civil est venu en voiture, m'a remis une enveloppe, puis m'a dit simplement : "Désolé". Avant de repartir.  Des informations supplémentaires sont venues de façons informelles de la part de pilotes de son groupe de chasse.  L'un d'eux a vu l'avion descendre, n’a pas vu Don sauter, Ils en ont donc déduit qu'il ne s'en était pas sorti.  Don était sur la liste des soldats portés disparu d'août 1944 à janvier 1945, Quand une unité de l'armée confirmant des accidents et/ou des enterrements a déterminé qu'il avait été tué au cours de sa mission.
Florence, la maman de Don, a appris qu'il était enterré dans le cimetière communal et souhaitait qu'il y reste pour ne pas le déranger, mais elle n'a pas eu ce choix.  Ce n'est que plusieurs années plus tard que nous avons appris les conditions du crash : L'avion de Don, un P-38 Lightning, se trouvait à environ 30 pieds du sol lorsqu'il a été touché par un feu nourri, qu'il a pris feu, s'est renversé et s'est écrasé au sol.
En 1967, j'ai pu rendre visite à la tombe de mon frère, à Draguignan en France où il repose toujours.  Merci de nous avoir posé des questions sur Don et comment il était en tant que frère, en tant que personne.  
Nous, LA FAMILLE, sommes honorés que vous lui témoigniez beaucoup de respect pour cette cérémonie, surtout après tant de temps.  Merci d'avoir pris soin de l'enterrer dans le cimetière de votre ville à Camaret sur Aigues.  C’était tellement réfléchi, gentil et attentionné de votre part.
Chris et Karin sont venus représenter notre famille.  Virginia espérait pouvoir venir, mais elle a maintenant 90 ans et ne peut tout simplement pas y arriver.  Mais ses pensées sont avec vous tous aujourd'hui alors que vous célébrez Donald Tracy."

Discours de Madame Karin Tracy:
"Monsieur, le maire, mesdames et messieurs les autorités civiles et militaires, Chers habitants de Camaret sur Aigues.
Ma sœur et moi apprécions cette opportunité de vous remercier pour ce merveilleux hommage à notre oncle.  Au cours des deux dernières semaines, nous avons voyagé à travers la France et nous avons été ravis de rencontrer de nombreuses personnes merveilleuses.
Et nous voilà donc enfin ici, dans votre charmante ville où nous sommes submergées d'émotions par votre hommage à Donald Tracy.  Cela touche nos cœurs de savoir qu'on se souvient encore de lui après toutes ces années.  Au nom de notre famille, nous vous remercions du fond du cœur pour cette occasion mémorable.
C'est quelque chose dont nous nous souviendrons toujours. Les mots ne peuvent exprimer notre appréciation.  Merci, Merci beaucoup, Dieu bénisse la FRANCE, Dieu bénisse les Etats Unis d'Amérique, Vive l'amitié entre nos deux pays ! "

Monsieur le Maire a invité Christin et Karin Tracy, les deux nièces du pilote, à s’avancer au pied du mur, puis ont dévoilé ensemble la plaque en l’honneur de leur oncle.  Vifs applaudissements du public et grandes émotions, remerciements des nièces.

Après quelques larmes et beaucoup de photos, la reprise de la cérémonie traditionnelle a repris son déroulement avec la lecture du texte de monsieur le ministre aux armés.  Lecture a été faite de lettres par le conseil municipal des enfants et des écoliers de Camaret.

Puis les enfants ont déposé une multitude de jolis petits bouquets de fleurs, suivis par les dépôts de gerbes des associations patriotiques, de l’association du 49th Fighter Squadron, des anciens combattants et du Maire accompagné du commandant en second de la base aérienne 115 de Caritat.

La sonnerie aux morts a retenti, suivi de l’Hymne Nationale Américaine, puis de la Marseillaise reprise en cœur par toute la population.  Les portes drapeaux ont été salués et des cadeaux échangés en signe de reconnaissance réciproque, Mesdames Karin et Christine Tracy ont reçu la médaille de la ville, le soleil lui aussi à fait sa réapparition.  

Il y a soixante-quatorze ans, le 11 novembre 1944, les Camarétois avaient rendus hommage au lieutenant Donald Arthur Tracy lors de la cérémonie au monument aux morts dans le cimetière communal.  

Aujourd’hui, bien que le pilote repose au cimetière américain de Draguignan, les Camarétois sont venus en nombre pour l’inauguration de la plaque commémorative en présence de ses nièces.


Non, les Camarétois n’ont pas oublié le Lieutenant Donald Arthur TRACY, aujourd’hui tout le monde connaitra enfin son visage et son nom.


°
Prise d’armes importante pour célébrer la victoire de 1945 à Orange

     Il est 18h, en cette belle après-midi ensoleillée du mardi 08 mai, tout le monde est en place sur le cours Pourtoules, aussi appelé «  parking du Théâtre » face au monument aux morts.

Venus en nombre important, les portes drapeaux représentants les associations patriotiques, un piquet d’honneur en arme, les commandos de l’air, les officiers et sous-officiers de l’Armée de l’Air de la base aérienne 115 d’Orange « capitaine de Seynes », les retraités de l’amicale des anciens de la Légion Etrangère, l’union nationale des parachutistes de Vaucluse, les sapeurs-pompiers, les gendarmes et gendarmes mobiles, policiers nationaux et municipaux, ainsi que trois jeeps de la 3ème Division d’Infanterie Américaine datant de la seconde guerre mondiale et leurs occupants paradant dans une copie parfaite de l’uniforme d’époque rendant un hommage magnifique à ces jeunes hommes héroïques qui ont libérèrent le Vaucluse et Orange le 26 août 1944.

Monsieur Jacques Bompard, Maire d’Orange, Madame Marie-France Lorho députée de Vaucluse, les autorités civiles et militaires, messieurs l’aumônier militaire et le curé d’Orange, Mesdames Christine et Karin Tracy nièces du pilote américain le lieutenant Donald Arthur Tracy abattu le 13 août 1944 au-dessus de la base de Caritat alors occupée par les soldats de la Luftawaffe, Monsieur Courtine représentant l’association du 49ème Escadron de Chasse de l’armée de l’air américaine auquel appartenaient les lieutenants Tracy et Warren E. Semple abattus le 15 juin 1944 au-dessus d’Orange.

Monsieur Xavier Marquot, responsable du protocole, ouvre la cérémonie, Monsieur le Maire prononce son discours, suivit de la lettre du ministre des armées, puis d’un dépôt de gerbe du Maire et des différentes associations.

Alors que les soldats sont au garde à vous et que les officiers saluent, la sonnerie aux morts retentie et les drapeaux tricolores se baissent en signe de deuil.  Puis la Marseillaise commence, reprise en cœur par l’ensemble des participants et des nombreux orangeois venus rejoindre en famille la manifestation patriotique.

Simultanément les drapeaux se redressent et pavoise à nouveau le bleu du ciel jusqu’aux dernières notes de l’hymne national.  Puis la cérémonie terminée, les participants sont invités à saluer les portes drapeaux des différentes associations.



Un petit cortège de jeeps et de véhicules s’est ensuite rendu sur le rond-point du Lieutenant Warren Semple pour y déposer la gerbe du 49th Fighter Squadron au pied du mémorial en hommage au jeune lieutenant.



---  Articles et photos par Jean-Jack Chevalier et Nicolas Courtine pour Friendly Radio

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